Mieux vaut prévenir que guérir

Publié le par Christophe Gobbé

Photo (sans trucage) parue dans Marianne de cette semaine d'un indonésien touché par un virus dermatologique et par une anomalie génétique empêchant l'organisme de combattre l'infection.
Réflexion de mon épouse : "il aurait dû se faire soigner avant d'en arriver là !".

J'en profite donc pour répondre à Séverine qui demande dans un commentaire pourquoi les entreprises locales sont rachetées par des fonds de pension alors que les racheteurs ne manquent pas.

Alors voici les réponses envisageables :
- celle du film : les entrepreneurs sous tension se voient proposer de véritables fortunes par des zinzins (investisseurs institutionnels) pour acheter des PME attrayantes parce qu'elles ont gagné beaucoup d'argent. Difficile pour ces entrepreneurs de dire non.
- celle de Y. Bontaz : les entrepreneurs sont découragés par des impôts énormes, les taxes, les formalités administratives... (et les syndicats !) et donc, il n'y a plus de jeunes pour racheter les boîtes...  Alors ils vendent.
- autre hypothèse : le modèle du décolletage est celui de la PME. Je mettrai en ligne dans quelques jours un panorama assez exhaustif de l'industrie locale mais globalement, on peut déjà dire que le modèle dominant dans la région est davantage celui de l'entreprise de moins de 50 salariés que celui de l'entreprise déjà plus grosse de 100 ou 200 salariés (comme Bontaz). Or ces petites entreprises font face à de nombreuses mutations économiques très rapides auxquelles elles n'étaient pas forcément préparées : la concurrence internationale (notamment celle des PECO et de l'Asie), le besoin croissant de réactivité, la fin du quasi-monopole régional dans le domaine du décolletage, etc.. Ces mutations demandent des transformations dans l'organisation, dans l'outil de production, dans les modes de coopérations inter-entreprises, dans les investissements,  ce que certaines entreprises n'ont pas forcément su anticiper (à l'inverse, on peut penser que Y. Bontaz a été assez clairvoyant là-dessus). Du coup certains entrepreneurs sont un peu dépassés par les événements et la vente de leur société à un zinzin est révélateur de ce défaut d'anticipation et d'adaptation. Comme on n'a pas su prévenir, on soigne par des moyens radicaux et douloureux !

Il serait bien entendu intéressant d'avoir le point de vue des intervenants sur ce sujet... alors qu'ils n'hésitent pas !
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Publié dans chgobbe

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C
Au sujet des impôts, je ne peux que vous renvoyer vers un billet que j'avais publié en mai dernier (http://chgobbe.over-blog.com/17-categorie-937545.html)
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C
Elle arrive la question que j'attendais ! Tout simplement parce que pour soigner ce genre de pathologie, il faut de l'argent, des équipements, des hôpitaux, des médecins, un système de protection sociale, etc... ça coûte cher et donc faut que l'Etat prélève des impôts pour financer tout cela. De la même façon, l'Etat joue un rôle essentiel dans la modernisation du processus productif. Comment ? Vous devez déjà avoir quelques petites idées... et vous devez ainsi comprendre, également, que s'il diminue les impôts, il réduit également sa capacité à financer ce genre de politique.
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F
Puisque je suis sollicitée je réponds..Tout d\\\'abord une réaction par rapport aux impots. Un état c\\\'est comme un ménage avec des dépenses et des recettes. Les recettes ce sont les impots directs  ( que beaucoup conteste) et les imots indirects ( beaucoup plus discret et injuste mais que personne ne conteste) . Les dépenses ce sont : les écoles, les routes, le lycée Charles Poncet, le gymnase, la piscine , la sécurité sociale( aller chez le medécin et se faire rembourser sa consultation ) , la retraite etc.....S\\\'il n\\\'y plus de recettes donc plus d\\\'impots plus de routes entretenues plus de renovation du Lycée...etc..Un état a besoin d\\\'avoir des recettes pour faire face aux dépenses du ménage France. Aujourd\\\'hui et depuis environ 10 ans l\\\'entreprise doit faire face a des mutations technologiques  mais aussi à des mutations sociales, qui ont pour conséquences que les entreprises doivent être produire de - en - chéres pour que le consommateur continue a acheté. En effet le consommateur veut acheter de - en - cher... Le probléme des entreprises de la vallée est aussi leur  taille plus l\\\'entreprise est grande plus elle peut prendre des risques d\\\'investissement ( technologiques et humain) et cela n\\\'a que peu avoir avec les impots..Une machine commande numérique coûte facilement 800 000 euros et représente un réel coût et enjeux pour l\\\'entreprise par rapport aux impots de la PME.
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S
Moi je trouve qu'il ressemble plutôt à un genre de crustacé...<br /> Et là je dois dire que j'aurais dis la même chose que votre femme... Pourquoi ne s'est-il pas fait soigné avant d'en arriver à cet état là?<br />  
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C
Non ! Ce n'est pas qu'une question d'impôts... on le reverra... Il faut prendre du recul et essayer de comprendre que c'est plus compliqué. Crier haut et fort que les impôts sont inutiles, c'est aussi faux que de crier que les syndicats sont inutiles. Il faut se défaire de certaines fausses évidences.
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