Bac blanc 02 (2)

Publié le par Christophe Gobbé

Analyse du sujet
Type de sujet :
On pouvait dire « dans quelle mesure » => sujet de type discussion avec un plan thèse/antithèse/(synthèse)

Cadre spatiotemporel : pas d’indications : on privilégie la France depuis 25-30. On pouvait (et devait) parler du taylorisme et fordisme puisque certains documents y faisaient référence.

Les notions clés du sujet : la division du travail. Une définition simple du type « c’est le fait qu’on décompose le processus de production en étape successives et que chaque étape soit attribuée à différentes personnes ou différentes unités de production plutôt qu’une seule et même personne exécute toutes les tâches ». La productivité : c’est l’efficacité des facteurs de production

Les notions du programme qui sont attendues : division du travail, taylorisme, fordisme, toyotisme. Néanmoins l’un des documents, le 5, vous rappelaient quels étaient les sources de la croissance. C’est un aspect qu’il fallait développer.

Pensez également à mobiliser tout votre vocabulaire : innovation de procédé, innovation organisationnelle, gains de productivité etc. Plus vous utiliserez le vocabulaire de la matière, plus le correcteur appréciera !

 
L’analyse du sujet :

La démarche demandée est « téléphonée » : « La division du travail est-elle suffisante pour augmenter la productivité ? ». Si on a bien appris son cours, on se doute qu’elle n’est pas suffisante d’où la mise en œuvre de nouvelles formes d’organisations du travail. Néanmoins, elle est nécessaire : pour preuve, mais dans les nouvelles formes d’organisation du travail, la division du travail persiste..

Donc le plan le plus simple qui s’imposait était I. Si la division du travail est nécessaire à la hausse de la productivité, elle n’est néanmoins pas suffisante.

 
Informations des documents :
Document 1 : Lorsqu’il y a un document avec des données chiffrées, il faut ABSOLUMENT lire ces données, montrer qu’on sait les lire. On remarque que globalement, c’est durant les 30 glorieuses, période de gloire du tayloro-fordisme, que la productivité a augmenté le plus rapidement. Ça montre donc que la division du travail peut permettre d’augmenter la productivité (I). Après, vous deviez montrer comment (cf. le cours)
 
Document 2 : Ce schéma montrait les limites du fordisme, le rejet d’une forme d’organisation abrutissante, aliénante, etc. conduisait à un tassement des gains de productivité (II) (cf. votre cours, cf. la conf. d’O. Bouba Olga)
 
Document 3 : La division du travail ne s’applique pas qu’à l’industrie. Elle est mise en œuvre également dans les services. Donc, dans les services également, on divise le travail pour être plus productif (I)
 
Document 4 : De nouvelles formes de division du travail se mettent en place, notamment la DIPP. Cette DIPP montre trois choses : d’une part que la division persiste toujours même si elle prend des formes plus élaborées ; les nouvelles formes d’organisation de de plus en plus complexes, avec des systèmes de production/assemblage qui associent formes traditionnelles de division du travail et NFOT (par ex. une partie des produits sous-traités sont fabriqués à la chaîne) et une autre partie (l’assemblage) s’effectue avec d’autres modes d’organisation du travail ; dans cette DIPP, on assiste à une spécialisation internationale et donc à une division du travail qui est internationale : on conçoit en Europe, on assemble près du site de commercialisation, et on produit certains composants en Chine, d’autres en France…
 
Document 5 : La division du travail n’est pas le seul facteur de la croissance. Elle n’est donc pas suffisante (II). Entre aussi en ligne de compte le progrès technique, l’amélioration du capital humain, les infrastructures (qui sont les 3 piliers des théories de la croissance endogène).
 
Document 6 : Ce document avait pour but de vous rappeler les limites du tayloro-fordisme (II) : on est passé dans une logique de flux tendus (remise en cause du « top-down »), autonomisation des salariés (qui peuvent intervenir, prendre des initiatives), la polyvalence des salariés (à l’instar du vendeur dans une grande librairie), tout cela au nom d’un mettre mot : la flexibilité (c'est-à-dire adapter la production à la demande) alors que le tayloro-fordisme était une logique de production de masse standardisée.
 
Document 7 : Les entreprises ne parviennent pas à renoncer au taylorisme (I). D’abord parce que la production standardisée permet de réduire les coûts. Ensuite, parce que souvent, une partie de la production est standardisée (cf. doc. 4). Enfin les NTIC permettent d’accroître le contrôle des salariés non qualifiés.
 
Au total, on s’aperçoit que ce travail d’analyse des documents n’est pas assez poussé. Même dans les bonnes copies, vous n’y faites pas assez référence. Je vous conseille donc de procéder le la façon suivante : vous faites un tableau sous la forme suivante :
 
Doc
Idées essentielles
Eléments à citer
Partie du devoir
1
 
 
 
2 …
 
 
 
 
Une fois ce tableau effectué, vous mettez les documents de côté pour éviter la paraphrase ou un simple recopiage de documents. Mais efforcez-vous de faire ce travail d’analyse.
 
Propositions de deux plans types

Très souvent, on vous explique qu’il faut vous contenter d’un plan en deux parties parce que 3 parties c’est trop risqué. Donc je vous propose deux plans :
-          un plan en deux parties qui était effectivement le plus simple et qui permettait de faire un devoir tout à faire satisfaisant. Je joins à ce devoir une copie (une bonne copie) qui est très bien construite (elle n’est néanmoins pas parfaite) mais elle permet de voir ce qui était réalisable par un élève ;
-          un autre plan en trois partie (et on va voir qu’ici, le sujet s’y prêtait particulièrement bien).
 
Problématique
Les économies capitalistes sont fondées sur la croissance, c'est-à-dire sur l’accroissement durable des richesses produites. C’est cet accroissement des richesses qui permet d’une part de générer des revenus et permet donc d’augmenter le niveau de vie, mais d’autre part de mettre davantage de biens et services à disposition de chacun. Le livre phare qui marque en quelque sorte la naissance « théorique » de ce modèle capitaliste (Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, A. Smith, 1776) fait déjà apparaître la division du travail comme la source essentielle d’enrichissement des nations. Et Smith n’a pas qu’une perception technique de cette division du travail (illustré par le fameux exemple de la manufacture d’épingles) : il montre aussi que cette division du travail est sociale (à l’échelle d’un pays, les fonctions sont spécialisées) et même à l’échelle internationale, les pays se spécialisent. Cette spécialisation est source d’efficacité, en terme économique de productivité, productivité à même de générer de la croissance.
C’est ce modèle fondamental sur lequel reposent les économies capitalistes depuis plus de deux siècles. Néanmoins, à la fin des « Trente glorieuses », ce modèle est remis en cause. « Nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner » scandaient les slogans de mai 68. Toute la question est donc de savoir si aujourd’hui, face à cette productivité qui semble indispensable à la croissance, on peut faire l’économie de la division du travail. A l’inverse, suffit-il de diviser le travail pour faire des gains de productivité ?
 
On voit ici que problématiser, ce n’est pas forcément « reformuler le sujet », mais c’est surtout contextualiser le sujet, montrer pourquoi la question se pose.
 
I/ Une division du travail nécessaire à la réalisation de gains de productivité
A/ La division technique du travail à l’origine des gains de productivité

- cette division du travail est fondée sur la spécialisation qui permet d’augmenter l’habileté

- elle s’accompagne du convoyeur qui permet d’augmenter les cadences

- elle s’accompagne d’un système rationnel dot le seul but est d’accroître l’efficacité globale du système

- Le doc. 1 montre que les Trente glorieuses qui a été la période phare de l’organisation tayloro-fordiste a été également la période où la croissance a été la plus forte.

B/ Ces gains de productivité ont été également permis par une organisation globale de l’économie centrée autour de la division du travail : c’est ce qu’on a appelé la régulation fordiste

- les principes de Ford permettaient des gains de productivité

- ils étaient distribués sous forme de salaires et de profits permettant une hausse de la consommation et de l’investissement

- par ailleurs ils permettaient une hausse des recettes fiscales permettant une amélioration sensible du capital humain

- tous ces éléments ont donc été source à leur tour de gains de productivité et leur origine étaient bien d’autres gains de productivité permis par la division du travail. C’est ce que Robert Boyer appelle le « cercle vertueux de la croissance fordiste ».

C/ Aujourd’hui l’économie s’est très largement transformée (tertiarisation, NFOT). Ces transformations ne signifient pas pour autant la disparition de la division du travail

- la division et la rationalisation du travail est appliquée dans les services afin d’augmenter la productivité (document 3)

- les NFOT n’ont pas rompu avec la division du travail : dans les usines Toyota, certaines phases de production sont effectuées à la chaîne, de façon standardisée, même si on applique la rotation des postes (Doc.7)

- enfin, les NFOT sont de plus en plus complexe et associent souvent des formes d’organisation du travail flexibles et des étapes standardisées dans le processus de production. Ainsi, les entreprises mettent en œuvre une DIPP (qui constitue déjà en elle-même une division du travail) au sein de laquelle certaines étapes de fabrication des produits sont stadardisées. (Doc. 4)

Tout cela montre que la division du travail semble encore nécessaire aujourd’hui pour réaliser des gains de productivité. Néanmoins, est-elle suffisante 

II/ Diviser le travail ne suffit pas : la division du travail à elle seule ne permet pas à elle seule d’accroître la productivité
                A/ Une remise en cause de la division du travail par les salariés (document 2)

- on date souvent la crise des années 70 du choc pétrolier de 1973. En réalité, dès la fin des années 60, la division du travail tayloro-fordiste est remise en cause par les salariés : turn over, grèves, conflits, sabotages, autant de remises en cause du travail stadardisé et répétitif qui rognent les gains de productivité

- inspirés par l’école des relations humaines, les nouvelles formes d’organisation du travail se sont attachées à « recomposer le travail » (pour reprendre l’expression de G. Friedmann) et prendre davantage en compte le facteur humain dans l’organisation du travail.

B/ Les limites économiques de la division du travail : elle n’est plus adaptée à une demande « versatile et diversifiée » (document 6)

- Progressivement, c’est la logique du flux tendu qui s’impose, c'est-à-dire qu’on ne produit plus en grande série, en masse, mais en fonction des variations de la demande

- Comme cette demande est plus versatile, il faut que la production puisse s’adapter, répondre à ces changements

- Les formes traditionnelles d’organisation du travail ont été dans un premier temps totalement dépassées par ces transformations, et la logique de production de masse a donné lieu à des stockages énormes, qui constituaient un gaspillage énorme, augmentant considérablement les coûts de production des entreprises. L’effet essentiel des gains de productivité est la baisse des coûts unitaires ; ces gains de productivité sont alors effacés par la hausse des coûts liés aux stocks et aux invendus.

C/ Enfin la division du travail n’est pas la seule façon de faire des gains de productivité : ce qui a permis depuis la révolution industrielle d’augmenter la productivité, c’est aussi le progrès technique, l’amélioration du capital humain, le développement des infrastructures (doc. 5)

- rien n’indique que la division du travail à elle seule permette d’accroître la productivité : c’est aussi parce que la main d’œuvre est mieux formée, que les techniques s’améliorent que la division du travail permet d’augmenter la productivité. Par exemple, c’est bien grâce au développement des infrastructures que la DIPP a pu se mettre en place

- on assiste finalement à une opposition entre deux modèles : un modèle reposant sur une logique de coût (permis par la division du travail) et un modèle reposant sur une logique de qualité (qui s’appuie sur d’autres facteurs, le savoir, le progrès technique, etc.) Rien n’indique que le premier est nécessairement plus efficace que le second. Pour preuve, en Chine, « l’atelier du monde », on commence déjà à connaître les mêmes méfaits des formes traditionnelles de l’organisation du travail : malfaçons, retours, retards, défauts au point où certaines entreprises se relocalisent dans les PDEM où la main d’œuvre est plus formée et plus polyvalente.

En guise de conclusion: La division du travail semble nécessaire aux gains de productivité : elle accroît l’efficacité du système productif et même dans les nouvelles formes d’organisation du travail, on met en œuvre de nouvelles formes de division du travail. Néanmoins, elle n’est pas suffisante : les formes traditionnelles de division du travail sont source d’effets pervers et il s’avère difficile de générer de la productivité sans de la formation, de la connaissance. Le problème est qu’une économie de la connaissance se satisfaisait beaucoup moins de la division du travail. Adam Smith avait déjà envisagé les limites de la division du travail, conscient qu’elle générait un abrutissement au travail. Pour autant, les nouvelles formes d’organisation du travail et la société post-industrielle (cf. Daniel COHEN, Trois leçons sur la société post-industrielle), comme certains la nomment, est-elle plus douce pour les salariés. L’essor des nouvelles pathologies du travail (c. Philippe ASKENAZY, Les désordres du travail) semble montrer que c’est loin d’être le cas.
 
Un autre plan possible (en 3 parties)
 
I/ Une division du travail nécessaire à la réalisation de gains de productivité
A/ La division technique du travail à l’origine des gains de productivité

- cette division du travail est fondée sur la spécialisation qui permet d’augmenter l’habileté

- elle s’accompagne du convoyeur qui permet d’augmenter les cadences

- elle s’accompagne d’un système rationnel dot le seul but est d’accroître l’efficacité globale du système

- Le doc. 1 montre que les Trente glorieuses qui a été la période phare de l’organisation tayloro-fordiste a été également la période où la croissance a été la plus forte.

 

B/ Ces gains de productivité ont été également permis par une organisation globale de l’économie centrée autour de la division du travail : c’est ce qu’on a appelé la régulation fordiste

- les principes de Ford permettaient des gains de productivité

- ils étaient distribués sous forme de salaires et de profits permettant une hausse de la consommation et de l’investissement

- par ailleurs ils permettaient une hausse des recettes fiscales permettant une amélioration sensible du capital humain

- tous ces éléments ont donc été source à leur tour de gains de productivité et leur origine étaient bien d’autres gains de productivité permis par la division du travail. C’est ce que Robert Boyer appelle le « cercle vertueux de la croissance fordiste ».

Tout cela montre que la division du travail semble encore nécessaire aujourd’hui pour réaliser des gains de productivité. Néanmoins, est-elle suffisante ?

II/ Diviser le travail ne suffit pas : la division du travail à elle seule ne permet pas à elle seule d’accroître la productivité

A/ Une remise en cause de la division du travail par les salariés (document 2)

- on date souvent la crise des années 70 du choc pétrolier de 1973. En réalité, dès la fin des années 60, la division du travail tayloro-fordiste est remise en cause par les salariés : turn over, grèves, conflits, sabotages, autant de remises en cause du travail stadardisé et répétitif qui rognent les gains de productivité

- inspirés par l’école des relations humaines, les nouvelles formes d’organisation du travail se sont attachées à « recomposer le travail » (pour reprendre l’expression de G. Friedmann) et prendre davantage en compte le facteur humain dans l’organisation du travail.

B/ Les limites économiques de la division du travail : elle ne semble plus adaptée à une demande « versatile et diversifiée » (document 6) et aux transformations de l’économie

- Progressivement, c’est la logique du flux tendu qui s’impose, c'est-à-dire qu’on ne produit plus en grande série, en masse, mais en fonction des variations de la demande

- Les formes traditionnelles d’organisation du travail ont été dans un premier temps totalement dépassées par ces transformations, et la logique de production de masse a donné lieu à des stockages énormes, qui constituaient un gaspillage énorme, augmentant considérablement les coûts de production des entreprises. L’effet essentiel des gains de productivité est la baisse des coûts unitaires ; ces gains de productivité sont alors effacés par la hausse des coûts liés aux stocks et aux invendus.

- On est dans une économie « post-industrielle » du savoir et de la connaissance où les autres facteurs de la croissance (doc. 5) jouent un rôle essentiel sur la productivité

Tout porte donc à croire que la division du travail a vécu et que de nouvelles formes de production se sont substituées au tayloro-fordisme. En réalité les transformations économiques récentes montrent que les même les NFOT ont besoin de la division du travail.

 
III/ Une division du travail qui reste indispensable

A/ Aujourd’hui l’économie s’est très largement transformée (tertiarisation, NFOT). Ces transformations ne signifient pas pour autant la disparition de la division du travail

- les NFOT n’ont pas rompu avec la division du travail : dans les usines Toyota, certaines phases de production sont effectuées à la chaîne, de façon standardisée, même si on applique la rotation des postes (Doc.7)

- enfin, les NFOT sont de plus en plus complexe et associent souvent des formes d’organisation du travail flexibles et des étapes standardisées dans le processus de production. Ainsi, les entreprises mettent en œuvre une DIPP (qui constitue déjà en elle-même une division du travail) au sein de laquelle certaines étapes de fabrication des produits sont stadardisées. (Doc. 4)

B/ L’émergence d’une société de services ne remet pas en cause fondamentalement ce phénomène

- la division et la rationalisation du travail est appliquée dans les services afin d’augmenter la productivité (document 3) : système Mc Do

- l’émergence des NTIC conduit au même phénomène : développement de services télématiques hyperpacellisés, avec des tâches répétitives et des ordinateurs qui ont remplacé le chronomètre (document 7)

- les services sont très souvent une étape de la DIPP qui est une forme élaborée de division du travail : avant c’était le bureau des méthodes qui concevait le produit et le processus de production ; à présent c’est un bureau d’étude (parfois indépendant) qui conçoit le produit qui se vendra à un endroit et sera produit à un autre.

Conclusion : Tant que nous sommes dans des économies fondées sur la productivité et la croissance, on ne sait pas réellement faire autrement que par la division du travail. Certes les formes taditionnelles ont largement montré leurs limites, mais plus qu’à une disparition du taylorisme, on a assisté depuis ces 30 dernières années à une transformation du taylorisme et à son intégration complète dans les nouvelles formes d’organisation du travail. On assiste finalement à un processus de production segmenté, dont une partie est qualifiée et recomposée, et une autre partie est peu qualifiée et s’effectue très souvent dans une logique taylorienne. A cette segmentation s’en superpose une autre, celle de l’emploi, avec ceux qui ont un emploi protégé et ceux qui sont dans la précarité. Selon Robert Castel (Les métamorphoses de la question sociale), le modèle taylorien a conduit à l’émergence d’un modèle salarial relativement unifié ; le modèle post-taylorien, qui ne s’est pas accompagné d’une disparition de la division du travail qui reste indisensable, a conduit à une segmentation de la société et à une fragilisation d’une part croissante du salariat qui, grâce au taylorisme, se croyait protégée de la pauvreté et de la précarité.

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Publié dans chgobbe

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